
Regarder partout
Kodi en 2026 : à quoi il sert désormais, et ce qui a remplacé le reste
Kodi n’a pas décliné — il est redevenu ce qu’il a toujours été : le meilleur lecteur du marché, et pas une source de contenus.
Mis à jour le 2026-09-01 · 3 min de lecture
Kodi est cherché douze mille fois par mois en France et quarante mille en anglais, et une bonne part de ce qu’on trouve à son sujet a dix ans de retard. Il vaut la peine d’être précis, parce que Kodi est réellement excellent pour une chose, et réellement le mauvais choix pour une autre.
Ce qu’est Kodi, exactement
Kodi est un lecteur, ni un serveur ni un catalogue. Gratuit, open source, et il lit pratiquement tous les formats jamais créés — y compris les récalcitrants que d’autres lecteurs refusent. Cela n’a jamais changé.
| Kodi est… | Kodi n’est pas… |
|---|---|
| Un lecteur qui lit tout, sur presque n’importe quel appareil | Un serveur : il ne diffuse pas de fichiers vers d’autres appareils |
| Une superbe interface pour une collection locale | Une source de contenus — l’ère des extensions est révolue, pour de bonnes raisons |
| Gratuit, sans compte et sans télémétrie | Un outil qui synchronise un foyer sans travail supplémentaire |
Pourquoi l’ère des extensions est terminée
Pendant des années, l’usage populaire de Kodi passait par des extensions tierces qui diffusaient des films depuis des sources non licenciées. Deux choses y ont mis fin : une pression juridique soutenue sur les dépôts d’extensions, et leur pure instabilité — une extension qui marche en mars est cassée en mai. Le projet Kodi lui-même les a toujours désavouées, et la communauté est passée à autre chose.
Kodi avec un serveur multimédia : l’installation qui dure
- 1
Votre médiathèque vit sur un serveur
Une machine louée ou une machine à la maison, qui fait tourner Jellyfin ou Plex. Elle détient les fichiers, les affiches, la progression de lecture.
- 2
Kodi s’y connecte
Installez l’extension officielle Jellyfin for Kodi (ou son équivalent Plex). Kodi affiche alors la médiathèque du serveur comme si elle était locale.
- 3
Vous avez le meilleur des deux
Le lecteur Kodi, qui lit des formats sur lesquels une appli de télé s’étrangle, au service d’une médiathèque centralisée et partagée. La progression se synchronise sur tous les appareils.
Quand utiliser Kodi, et quand s’en passer
- Utilisez Kodi si votre collection est encodée de façon hétéroclite, si vous voulez un contrôle total sur les sous-titres et les pistes audio, ou si vous avez un vieux PC ou un Raspberry Pi branché à la télé.
- Préférez l’appli native Jellyfin ou Plex si vous voulez quelque chose qu’un membre de la famille pilote sans mode d’emploi. Les applis TV sont bien plus simples.
- N’utilisez pas Kodi comme serveur. Il n’a aucun moyen sérieux de servir d’autres appareils. Ce n’est pas son rôle.
+Kodi est-il gratuit ?
Entièrement, et sans contrepartie : logiciel libre, aucun abonnement, aucune offre payante, aucune télémétrie. Seule la machine qui héberge les fichiers qu’il lit représente une dépense.
+Que peut-on faire avec Kodi ?
Lire à peu près n’importe quel fichier vidéo ou audio, sur presque n’importe quel appareil, avec un contrôle fin des sous-titres et des pistes. Et, via l’extension officielle Jellyfin ou Plex, afficher la médiathèque d’un serveur comme si elle était locale — progression de lecture synchronisée comprise.
+Kodi est-il légal ?
Oui, entièrement. C’est un lecteur open source, dans la même catégorie que VLC. Certaines extensions tierces pointaient vers des sources contrefaisantes ; le logiciel lui-même, jamais.
+Kodi ou Jellyfin — lequel installer ?
Les deux, pour des rôles différents. Jellyfin sur le serveur, Kodi sur l’appareil si vous voulez le meilleur lecteur. Ils sont complémentaires, pas concurrents.
+Et sur un Fire Stick ?
Kodi y tourne, mais le matériel d’un Fire Stick est modeste et Kodi y paraîtra pâteux. L’appli Jellyfin native est le meilleur choix — voir regarder sur Apple TV et Fire Stick.


